Des élèves de seconde C se sont prêtés au jeu du compte-rendu de rencontre avec un auteur, encadrés par leur professeur de lettres pour l’enseignement d’exploration « Littérature et société », M. Gilly. Cela donne des textes originaux. A vous de juger !

Sous la forme du roman d’une rencontre écrit par Mélanie JOUINI  et Camille VUILLEMIN:
Célia Houdart à l'écoute

Célia Houdart à l’écoute

On est le lundi 11 janvier. L’horloge du CDI donne 14 heures. Les quatre-vingt dix élèves des trois classes sont réunis silencieusement, attendant l’invitée mystère. L’atmosphère est rude, tout le monde, impatient, s’agite nerveusement sur sa chaise regardant du coin de l’œil ses camarades. La pièce s’étendait sur une longue lignée d’ouvrages tous évoquant un sujet différent et tous entourant nombre de chaises. Le CDI, divisé en deux parties, une supérieure et une inférieure, comptait neuf hautes fenêtres donnant chacune d’elle sur la cour. Cette inquiétante cour possédait plusieurs arbres morts aux branches crochues où il pleuvait continuellement depuis ce matin. Tous les ordinateurs étaient éteints dans cette salle diabolique de 666 livres. La porte grinça, on aperçut dans l’entrebâillement de celle-ci une ombre féminine. Elle entra et son pas lourd se fit entendre au milieu des rangées. C’était Celia Houdart, personne n’en croyait ses yeux bien que personne ne la connaissait pas. Elle s’installa au milieu de cette sombre foule, le suspens était à son comble, se déciderait-elle à parler…

Les élèves chargés de la présentation se levèrent intimidés et entreprirent le récit de sa propre vie. D’autre suivirent le mouvement mais dans des domaines différents, détaillant le contexte historique et social de son œuvre. Vers 15 heures, l’interview terminée, elle invita brutalement les élèves à poser des questions. Lorsque la première main se fit entrevoir parmi tous les pantins désarticulés, une question résonna… Puis, les questions jaillirent… Elle fut même obligée d’en refuser. Le dialogue entre Célia et les élèves fut des plus palpitants tel un chant responsorial. Vers 15h30, nous sommes totalement obnubilés, cherchant à repérer les éléments réels du monde parallèle dans lequel nous nous trouvons. Célia, tel un chef d’orchestre nous contrôle et nous manipule de sa voix mélodieuse. Plus tard, une armée d’élèves robustes, interprétèrent des passages de l’ouvrage contemplée. Les voix fusent, on se perd, on se confond et quand ce délice s’arrête brusquement le retour à la réalité est terrible… A 16H pile, le bourreau de cette aventure miraculeuse déclencha la sonnerie du … LYCÉE…