Sport
La révolution Bielsa

La révolution Bielsa

Arrivé en grandes pompes à l’Olympique de Marseille cet été, l’entraineur argentin Marcelo Bielsa vit jusque-là des débuts de rêves aux commandes de l’équipe phocéenne.

En effet à l’aube de la 10e journée de Ligue 1, l’OM pointe à la première place du Championnat de France de Football, à cinq points du dauphin Bordelais et même à sept longueurs de l’éternel rival Parisien. Pour beaucoup de supporters et de spécialistes, ces résultats tant exceptionnels qu’inespérés sont le fruit du travail de Marcelo Bielsa. Mais évidemment s’ils se réjouissent des performances actuelles de leur équipe, ils craignent déjà les mauvaises passes qu’elle aura. Est-ce que la « Méthode Bielsa » est une vraie révolution ? Comment imprime-t-il sa patte sur le fonctionnement de Marseille ?

QUI EST MARCELO BIELSA ? QUELLE EST SA METHODE ?

CC: Creative Commons Attribution-Share. Auteur=Рыбакова Елена Source= http://soccer.ru/gallery/48468
CC: Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license. Auteur=Рыбакова Елена
Source= http://soccer.ru/gallery/48468

Né le 21 juillet 1955 à Rosario en Argentine, celui que l’on surnomme « El loco » a fait ses gammes dans le pays de sa naissance. Après une brève carrière de footballeur (1976 – 1980) Marcelo Alberto Bielsa entame ce pourquoi il est destiné : devenir entraîneur professionnel. Vingt cinq ans après le début de sa carrière, force est de constater que Bielsa a bien fait de devenir entraîneur.

Passé entre autres par l’Athletic Bilbao, le Velez Sarsfield ou encore les Newell’s Old Boys (dont le stade porte son nom), il a systématiquement imprimé sa patte sur le fonctionnement quotidien de ces clubs. « Mister Caramaba » demande beaucoup de transparence de la part de ses dirigeants et beaucoup d’efforts et de  rigueur de la part de ses joueurs.

Dans le paysage footballistique de haut niveau, le nom Bielsa ferait saliver bon nombre de grands cadors. La réputation de l’argentin le précède. Ses passages à la tête des sélections Argentine (1998 – 2004) et Chilienne (2007- 2010) mais surtout son aventure à l’Athletic Bilbao sont des preuves de son talent.                                                                                                                                                                                                   En deux saisons passées à la tête du club basque, l’argentin a réussi à le révolutionner en obtenant des résultats très positifs (3ème  de Liga BVA) et en réussissant à atteindre la finale de la Ligue Europa, le tout en présentant un niveau de jeu frôlant l’excellence. Mais la deuxième saison d’El loco à Bilbao fut beaucoup plus mitigée que la première, les performances de l’équipe n’étaient pas aussi satisfaisantes en raison notamment de désaccords politiques avec ses dirigeants. Finalement, M.B quitte le club à la fin de la saison 2012/2013 pour se reposer et prendre le temps de faire le point afin de trouver un point de chute qui lui convienne.

UN FOU CHEZ LES FADAS 

Après deux mois de négociations intenses avec Vincent Labrune (président de l’OM), l’Olympique de Marseille annonce officiellement avoir trouvé un accord avec l’argentin pour un contrat d’un an avec une clause de renouvellement automatique au bout de la 1ère saison  (et 300.000 € par mois).                                                                                                                                                                                                                         L’arrivé de Bielsa sur le banc de l’équipe phocéenne est vécue par les nombreux supporters du club comme une bouffée d’air frais. Ceux-ci particulièrement frustrés par une campagne 2013/2014 catastrophique, tant en Ligue 1 (6ème place donc par de compétition européenne) qu’en Ligue des Champions (0 points marqués, dernière place)  attendaient énormément de la nomination de « Bielsa le Fada » à la tête de l’OM.

Jusque-là aucune critique n’est à faire sur l’OM de Bielsa, les joueurs affichent une volonté hors normes à se trouver sur le terrain, à défendre collectivement et à déployer un pressing permanent sur le porteur du ballon. Les entraînements très « virils » de l’argentin forcent les joueurs à se surpasser chaque match.

Nous comprenons bien que l’expérience de Marcelo Bielsa ainsi que ses méthodes de travail sont petit à petit en train de le faire devenir une idole dans le nouveau stade Vélodrome, qui scande déjà son nom à tous les matchs et d’impacter sur le fonctionnement quotidien d’un club comme l’Olympique de Marseille. Donc au nom du beau football, espérons que cela continue.              

 Aniis