Des élèves de seconde C se sont prêtés au jeu de la critique littéraire. Avant de rencontrer l’auteur Velibor Colic, lundi 12 décembre, dans le cadre du prix littéraire du lycée, ils ont lu « Manuel d’Exil » et donnent leur avis,  encadrés par leur professeur de lettres, M. Gilly.

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Voici l’article de Salomé Gallician

Nous sommes en France, en l’an 1992, Velibor Čolić un bosniaque déserteur de l’armée arrive en train à Rennes, cette pluvieuse cité bretonne, avec pour seul bagage trois mots de français : Jean Paul et Sartre.

24 ans plus tard, devenu auteur, il nous raconte dans un récit au ton à la fois humoristique et grave son exil. En effet, l’écriture rythmée et agréable de Velibor Čolić nous transporte à travers l’Europe et nous fait vivre avec lui toutes ses péripéties. Par le biais d’une alternance bien menée entre des bribes de vie stable et des phases de vie précaires, l’auteur, perpétuellement en dépression, nous emmène dans une quête de la vie parfaite et nous livre même ses astuces à travers des passages de conseils bien présentés et très ironiques comme par exemple « Comment faire peur à une grand-mère blanche », « Comment voler un blouson en cuir noir dans un grand magasin » ou encore « Comment vendre des pilules roses et bleues ». En décidant de beaucoup parler des femmes, l’auteur nous fait rire car certaines d’entre elles ne sont intéressées que par le physique et le rabrouent, mais d’autres n’hésitent pas à avoir des aventures, plus ou moins longues, avec lui. Beaucoup de rencontres qui le font réfléchir et qui impactent sa vie jalonnent son parcours, dans quelque pays qu’il soit : en France, en Italie, en République Tchecque…

Suivre l’évolution (physique, mentale et sentimentale) de ce personnage intéressant et complexe est une activité très plaisante, que je recommande fortement à tout lecteur.