Lorsqu’on prononce le mot lycée, on pense automatiquement aux difficultés, aux moments entre amis, aux cours et aux moments de pause. Mais on pense aussi très fort aux différentes filières, la filière scientifique, la filière économique et la filière littéraire. Comment lutter contre les clichés concernant ces filières ?

Einstein ou Proust, pourquoi choisir?

Einstein ou Proust, pourquoi choisir?

La filière scientifique est la plus répandue avec la SVT et c’est avec celle-ci que l’on devient par exemple médecin ou infirmier. La filière économique est entre les deux avec les sciences économiques et sociales (SES) comme matière principale. Et pour finir, il y a la filière littéraire avec les langues vivantes et anciennes.

De nombreuses différences séparent ces trois filières, au niveau des cours et de la réputation aussi. Les « scientifiques » par exemple ont 8h ou 9h de maths. C’est leur matière principale avec la SVT et toutes les matières en plus. Les « économistes » ont 5h de SES, et toutes les autres matières. Et les littéraires ont 6h de français, 2h ou 3h de langues anciennes ( latin ou grec ancien), beaucoup d’anglais, des maths s’ils prennent l’option, et en terminale, au moins 8h de philosophie.

Les trois filières ont des réputations différentes.

Les « scientifiques » constitueraient la future élite. Les « économistes » seraient ceux qui ne savent pas vraiment où aller et quoi faire. Et les littéraires seraient les nuls, les « drogués », les non-travailleurs par excellence.

Or, ces représentations ne collent pas à la réalité et sont injustes. Les trois filières ont leurs qualités et les trois conduisent quelque part. Il est faux de croire que seuls les scientifiques trouveront un bon travail et auront une belle vie.

Les « Littéraires » ne sont pas des non-travailleurs.

Au contraire, ils travaillent beaucoup et ont un emploi du temps très chargé. Les « économistes » ne sont pas ceux qui ne savent pas quoi choisir, bien au contraire, ils sont souvent très intéressés. Enfin, les « Scientifiques » ne sont pas tous des génies, forts partout. Dans chaque filière, il y a autant de personnes qui ne font aucun effort que de personnes qui font tout pour réussir. On se moque des ES car ils se retrouveraient dans cette filière par défaut, sans vraiment savoir où aller, mais n’est-ce pas le lot de d’une majorité de lycéens, surtout en première, de ne pas trop savoir vers quel métier on veut vraiment aller ?

Reprenons maintenant les 3 gros clichés sur les 3 filières. Pour la S, ce serait la filière type du génie surdoué qui ne fait que travailler. Pour la ES ce serait celle du non-travailleur qui ne sait pas quoi faire. Et pour la L, ce serait celle du paresseux, qui n’a aucun talent, qui fume et boit tout le temps, passe sa vie en soirée et se transforme en véritable alien.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas neutre dans l’histoire !

En tant que littéraire, je m’insurge et veut crier mon incompréhension de voir cette filière méprisée.

Certes, les maths et les sciences n’occupent pas toutes nos soirées, mais nous avons une charge de travail énorme : une liste importante de livres obligatoires, des devoirs maison en français, des dialogues et des poèmes à apprendre par cœur. Nos débouchés professionnels existent. Cela va de professeur, guide de musée, juge à responsable de banque ou de commerce. Il n’y a pas que le métier d’écrivain ! De même, pour les « économistes », la charge de travail est importante et ils doivent être bons dans toutes les matières. Enfin, les scientifiques ne peuvent se considérer comme « les rois de l’élite » . Certes, ils sont les plus nombreux, surtout au lycée Thiers, à majorité scientifique où il y a 6 classes de S contre 2 classes de ES et une classe de L. Mais cette division sociale est-elle vraiment légitime ? On peut être en « L » et aimer les sciences (c’est mon cas). Et inversement, on peut être en « S » et aimer les langues vivantes et les arts (je connais des élèves dans ce cas).

Petit conseil donc aux élèves de seconde : ne vous laissez pas influencer par les clichés et choisissez votre filière en toute indépendance, selon vos goûts et vos envies. Battez-vous et soyez déterminés dans votre engagement. A bon entendeur, salut ! Foi de littéraire contente de sa filière !