Journaliste de terrain : négociations et censure

Au coeur d’une zone qui pourrait devenir une zone de guerre dans les mois qui viennent, Fadile Phadyat, pigiste pour France 24, est au cœur des exercices militaires de l’OTAN. La Terre En Thiers a eu la chance de pouvoir écouter une conférence dans lequel Fadile nous parle de son métier et des situations auxquelles il est confronté.

F. Phadyat a passé un peu plus d’une semaine en Pologne, dans le corridor de Suwalki, une zone stratégique pour l’OTAN mais aussi pour Poutine, qui veux récupérer ce territoire pour pouvoir relier l’enclave russe de Kaliningrad à la Biélorussie.

Sur place, Fadile Phadyat représente la France, ce qui peut poser des soucis lors du tournage des séquences : des négociations de plusieurs heures peuvent avoir lieu, ce qui nécessite un sens de la diplomatie et des concessions parfois douloureuses, comme par exemple pour son projet d’interview d’un général polonais, qui n’a pas pu se faire.

Les refus de garder ces séquences au montage s’explique notamment par une volonté des armées de se montrer toujours positives et unies avec la nation. Un assistant communication autorise, ou pas (en fonction de la séquence) leur diffusion.

En plus de cette diplomatie nécessaire, Fadile devra suivre une formation de journaliste spécialisé en conflits, afin de pouvoir les couvrir. Un mental solide doit aller de pair avec cette préparation physique, mais un soutien psychologique reste possible lors du retour d’un journaliste d’une zone de guerre.

Pour couvrir de grands conflits, il faut donc être diplomate, préparé physiquement et psychologiquement. De plus, F. Phadyat partage son reportage sur les réseaux sociaux, afin de rassurer ses proches, ses amis et ses fans ! Savoir communiquer via les réseaux est donc aussi un atout.