Faire un don n’est pas simple aujourd’hui : il faut avoir de l’argent, du temps et faire confiance aux organisations associatives. Mais des solutions ont vu le jour assez récemment, et parmi elles se trouve Goodeed. Il s’agit d’une plate-forme innovante qui propose de faire des dons en ligne pour des causes humanitaires et environnementales, simplement, gratuitement et en moins d’une minute. Rien que ça !

170 vélos au Cambodge

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Goodeed, c’est avant tout une start-up fondée en 2014 par Vincent Touboul Flachaire, sur la base d’une idée originale : créer une entreprise utilisant la publicité pour financer des projets à travers le monde. D’abord sous forme de site internet, c’est en décembre 2016 qu’une application mobile voit le jour, très appréciée par les internautes, engendrant près de trente mille téléchargements. « Démocratiser le don sur internet », un beau programme non ?

Comment ça fonctionne ?

Il faut bien évidemment débuter par la création d’un compte, rien de trop extravagant. Une fois fait, à vous de choisir la cause que vous souhaitez soutenir par votre don. Il vous suffira ensuite de regarder pendant au moins vingt secondes une publicité puis… rien du tout ! Il vous est possible de répéter trois fois l’opération chaque jour. Une minute, une seule suffit à faire de bonnes actions de façon quotidienne, vous n’aurez plus d’excuses, même plus besoin de bouger de chez soi. D’ailleurs, 70 % des revenus publicitaires générés sont reversés à l’ONG en question, le reste servant au développement et à la communication de Goodeed.
« Allez, allez ! On s’inscrit et on fait une bonne action ! Et en plus, c’est gratuit ! Pour une fois que la pub sert à quelque chose… »
‎ – Philippe

Qui sont les annonceurs et les ONG qui participent ?

Les annonceurs de Goodeed sont de grandes entreprises comme Coca-Cola Company, Intel ou encore Unilever qui souhaitent valoriser leur image de marque. C’est vrai que, après tout, il est préférable de faire de la publicité pour la bonne cause, plutôt que de façon intrusive sur un site web par exemple.

Parmi les associations et les ONG partenaires, on retrouve de grands noms tels que Handicap International, le Secours Populaire de Paris et même l’Unicef. Elles bénéficient bien évidemment des plusieurs milliers de donateurs quotidiens de Goodeed, sans le moindre frais de collecte, mais aussi d’une importante visibilité sur les réseaux sociaux. Goodeed leur permet surtout d atteindre une nouvelle tranche d’âge, avec près de 80 % des internautes qui sont âgés de moins de 35 ans, alors qu’habituellement, ce sont les plus de 50 ans, avec une majorité écrasante de 70 %, qui réalise des dons.

Donner je veux bien, mais pour quelles œuvres ?

Goodeed comptabilise presque onze millions de dons depuis sa création, avec quatre-vingt-quinze projets déjà financés. Des familles Rohingyas ont été aidées grâce à des kits de survie, un enfant a reçu un nouveau cœur, cinquante mille arbres ont été plantés en Tanzanie. Il est à la fois possible de donner pour la santé, l’environnement, les droits de l’Homme et l’éducation. La plate-forme fournit régulièrement sur les réseaux sociaux des photos et vidéos ainsi que des rapports, faisant preuve de toute transparence sur l’utilisation des revenus issus des dons.

Et pour ceux qui ont une mémoire de poisson rouge ?

L’application Goodeed sait parfaitement comment faire pour que ses « Super héros » reviennent chaque jour pour faire un don, avec par exemple des notifications vous demandant une minute pour sauver le monde. De plus, il est impossible de ne pas résister au design soigné de l’interface du site internet, ainsi qu’au côté très ludique de l’application : Vous avez différents niveaux, passant d’Altruiste à Philanthrope selon le nombre de points que vous avez accumulés en réalisant des missions comme «  Prends ça, Pauvreté ! » ou il vous faut faire cent dons pour la cause « Pauvreté ».

« Vous faites un travail formidable, bravo à toute l’équipe, continuez comme ça :) »
- Romain

Un malheureux constat

Il est vrai qu’un don via Goodeed est une bonne chose, mais cela ne veut pas dire qu’il doit se substituer aux actions charitables envers les associations, les sans-abris et les personnes hospitalisées. Du temps, de l’argent ou bien du sang… donner ce que l’on peut. Parce que le nombre de SDF ne fait que croître, des adultes oui, mais aussi des enfants, parce que beaucoup ont encore besoin de sang, parce que l’on peut sauver des vies.