Dans le cadre du Prix Littéraire 2012-2013 du lycée Thiers, nous publions des articles de critique littéraire sur les romans en compétition. Ces critiques sont réalisées librement par des élèves issus des classes qui participent au projet.

A propos de «Histoire du pied et autres fantaisies », nouvelles de J.M.G Le Clezio, nrf Gallimard, 2011.

Le pied. Condamné à fouler le sol, à supporter le poids du corps. Et pourtant, il va amener Ujine dans différents lieux et dans diverses rencontres. Ujine, jeune femme innocente et naïve qui suit le cours de la vie sans trop réfléchir, telle une enfant. Et Samuel, lui qui a de si beaux pieds. Ujine l’aime, peut-être. C’est lui qui instaure les règles du jeu. Ujine prend plaisir à jouer; au risque de tout perdre … ou tout gagner.

Le sujet du roman est très intéressant et novateur. Il est rare de trouver des récits qui évoquent avec tant de simplicité le pied. A travers son écriture et son histoire, Le Clézio transforme le pied, souvent représenté comme un membre laid et inutile, en quelque chose de sublime, à la base même de toutes les sensations éprouvées par notre corps. La liaison des pieds avec le personnage d’Ujine se fait parfaitement bien, car elle incarne une forme de légèreté et de simplicité à partir de ses pieds.

Le personnage d’Ujine invite à l’identification. On peut se retrouver dans de nombreuses situations et sensations éprouvées par la jeune femme. Son caractère assez libre est très plaisant. Elle prend les choses à la légère, évite de se poser trop de questions et vit la vie comme elle vient. Elle se situe à l’opposé d’une vision triste, stressée et compliquée de la vie, où il faudrait sans cesse prendre des décisions et faire des choix. 

(…)

Une fraîcheur et une jeunesse se dégagent de ce livre, qui nous amène aussi à réfléchir sur nous-mêmes et notre rapport aux autres.

Priscillia, TL1