Dans le cadre du Prix Littéraire 2012-2013 du lycée Thiers, nous publions des articles de critique littéraire sur les romans en compétition. Ces critiques sont réalisées librement par des élèves issus des classes qui participent au projet.

A propos de « Arrêtez-moi là! » de Iain Levison, paru chez l’éditeur Liana Levi en 2010.

Ce soir-là, Jeff Sutton, chauffeur de taxi, commet deux erreurs: toucher à une fenêtre chez sa cliente qui allait chercher de la monnaie à l’étage et, après avoir chargé gratuitement deux jeunes filles ivres, nettoyer son véhicule à la vapeur. Il se retrouve alors le seul accusé de l’enlèvement de la fille de sa cliente. Ni la police ni son avocat ne croient à son innocence. Il risque la peine de mort, puisqu’au Texas, après un certain laps de temps, la police ne juge plus nécessaire le fait de devoir retrouver un corps. Enquête baclée, procès dont l’issue est connue d’avance. Bref, c’est très mal parti pour Jeff Sutter. Jusqu’au retournement de situation, mais la liberté a un drôle de goût.

Tout au long de l’histoire, le sentiment du personnage principal évolue. Il se sent innocent (puisqu’il l’est), mais au fur et à mesure de son incarcération, il est accepté par les autres détenus et s’intègre à la vie de la prison.

L’écriture du roman est vive. Nous n’avons jamais droit à un répit et nous sommes à l’affut de tout ce qui peut se passer, sans cesse à la recherche de nouveaux éléments.  Toutefois, cette précipitation avec laquelle les évènements s’enchaînent peut parfois donner le tournis.

Le système judiciaire américain apparaît dans toute son absurdité. L’arrestation du suspect ne repose que sur des preuves inventées et des témoignages erronés. Elle s’organise très facilement, comme si une personne innocente pouvait tout de même se retrouver en prison pour des actes qu’elle n’a pas commis.

Ce qui arrive à Jeff  aurait pu nous arriver. Dans ce combat pour l’innocence, l’auteur ajoute une pointe d’humour noir particulièrement appréciable.

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LE COZ Axel, TL1