Des élèves de seconde C se sont prêtés au jeu de la critique littéraire. Avant de rencontrer l’auteur Velibor Colic, lundi 12 décembre, dans le cadre du prix littéraire du lycée, ils ont lu « Manuel d’Exil » et donnent leur avis,  encadrés par leur professeur de lettres, M. Gilly.

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Voici l’article de Lilya Meskine

Le livre de Velibor colic « Manuel d’exil » est un livre autobiographique. L’auteur y raconte comment s’est déroulé son émigration.

En juin 1992, Velibor Colic quitte son pays d’origine, la Bosnie, pour fuir la guerre, dont il est effrayé. Il n’a que vingt-huit ans . Déserteur, il émigre en France et arrive à Rennes.
Dans son pays ,Velibor colic était un grand poète et écrivain et en arrivant en France, il se retrouve considéré comme un « analphabète » ; pour cause il ne connaît que 3 mots en français :Jean, Paul et Sartre .

Ce qui est étrange, c’est que contrairement à un émigré traditionnel, il emporte avec lui des choses, peu utiles dans une émigration ; un manuscrit , quelques chaussettes, un savon difforme, qu’il compare à une grenouille morte, une photo d’Emily Dickinson, une chemise à manche courte, un rosaire, deux cartes postales et une brosse à dent.

Durant la construction de sa nouvelle vie , le moral de Velibor varie : il passe de la dépression à l’envie de suicide, à l’épanouissement , à la joie de découvrir et d’apprendre pour mieux réussir sa nouvelle vie.

Il rencontre à plusieurs reprises l’amour, il est sociable, astucieux, fait preuve d’intelligence en donnant des conseils utiles comme ; « il faut suivre les mamas africaines, elles vont toujours là où c’est moins cher » ou « comment entrer dans le métro sans payer ».

A travers ce roman , on découvre la vie difficile que traversent les émigrés pour pouvoir s’intégrer dans un pays complètement différent de leur cultures. Cela nous change la vision.