Des élèves de seconde BD en « littérature et société » se sont prêtés au jeu de la critique littéraire, avec  leur professeure de lettres, Mme Desigaux.

marin

Juliette Menasseyre a lu Le Grand Marin :

L’Alaska, ses grandes étendues glacées, son vent violent. Kodiak, ses bateaux de pêche, ses indiens omniprésents, ses bars dévastateurs: Catherine Poulain nous brosse des paysages bouleversants, tout comme la poésie de son écriture.

Dès le début, on est projeté dans cet univers brutal qu’est celui de la pêche, on se laisse attendrir par « ce petit bout de femme » qui veut aller voir le bout du monde, et qu’aucun obstacle ne peut arrêter.

Alternant passages d’action sur la mer violente et passages calmes, d’une douceur apaisée, dans lesquels la narratrice nous emmène dans ses pensées, ce roman est à l’image de Lili, l’héroïne: rude et âpre comme ses mains abimées par la mer, comme ses camarades abimés par la vie, mais aussi frêle et émouvant comme son amour pour le grand marin.

Certes, on peut se perdre dans le pêle-mêle des personnages mélancoliques et brisés par l’alcool, mais peu importe car ils ont tous finalement le même destin, le même désir de la mer et de sa violence quelquefois destructrice.

Avec ce premier roman , comprenant une part autobiographique , Catherine Poulain nous depeint un grand voyage. Que l’on aime ou non, on se laisse emporter dans le tourbillon de la vie de Lili.