Des élèves de seconde C se sont prêtés au jeu de la critique littéraire. Avant de rencontrer l’auteur Velibor Colic, lundi 12 décembre, dans le cadre du prix littéraire du lycée, ils ont lu « Manuel d’Exil » et donnent leur avis,  encadrés par leur professeur de lettres, M. Gilly.

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Voici l’article de Camille Regnier

J’ai commencé le livre Manuel d’exil de Velibor Colic un jeudi d’octobre, vers 22h. Je commençais, comme d’habitude, par lire la dernière phrase du livre, qui, à mes yeux, est le reflet du reste du livre et me permet de l’aimer. Jugeant la phrase intéressante (Et je n’ouvre pas les yeux.), je commençais alors le livre.

Ce livre me plongea dans l’année 1992, en compagnie d’un narrateur qui arrive en France, à Rennes, après avoir déserté la guerre en Bosnie.

Le premier chapitre me déplut. Je détestai le style d’écriture et les figures de style trop nombreuses à mon goût, et m’arrêtai donc ici. Mais le lendemain, en cours de littérature et société, j’entendis beaucoup de critiques positives sur ce livre. Étant facilement influençable, je décidai alors de le continuer.

Le soir-même, je lisais le chapitre 2, et le 3, et le 4 et beaucoup d’autres, et évidemment, je trouvais cela génial. J’adorai les longues listes de survie de son ami Tsigane, la manière dont il décrit les français, la manière dont il décrit le métro parisien, son humour noir. La liste des différentes manières de se suicider, ou le fait qu’il soit persuadé d’être malade, par exemple, illustre cet humour noir.

J’ai également beaucoup aimé le dernier chapitre, dans lequel il fait le décompte jusqu’à l’année 2000, en essayant de se remémorer sa vie, depuis le début de la guerre, qu’il n’oubliera sûrement jamais, malgré ses efforts, jusqu’à ce jour, la veille de l’année 2000. J’ai trouvé ce chapitre très touchant.

Finalement, j’ai fini ce livre en quelques jours, et je peux dire merci à mon caractère influençable, pour avoir lu ce livre à la fois instructif et plaisant.