Des élèves de seconde C se sont prêtés au jeu de la critique littéraire. Avant de rencontrer l’auteur Velibor Colic, lundi 12 décembre, dans le cadre du prix littéraire du lycée, ils ont lu « Manuel d’Exil » et donnent leur avis,  encadrés par leur professeur de lettres, M. Gilly.

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Voici l’article de Beyza-Nur Gecdi

Dans le cadre du prix littéraire du lycée Thiers, nous avons dû lire le « Manuel D’exil ».

Manuel d’Exil est le onzième livre de l’auteur bosniaque Velibor Colic. Dès le départ, grâce au sous titre « Comment réussir son exil en 35 leçons », j’ai su que j’allais aimer ce livre. Le sous-titre me faisait penser à la gamme de livre « Pour les nuls », ce sous-titre drôle nous donne un avant goût du livre (un genre de « L’exil pour les nuls »).

En lisant ce roman autobiographique, je me suis dis une chose : Velibor Colic est un homme drôle. Il adoucit la dure réalité de la guerre et fait référence à son statut de déserteur avec légèreté et humour. Il ne parle pas seulement de ces sujets avec légèreté, il parle aussi de sa situation en tant que migrant, nous montre un exemple de ce que serait le manuel d’exil de son ami Mehmet (« Comment faire peur à une grand-mère blanche » « Comment voler une veste en cuir au supermarché »). Et comme tout roman autobiographique, il parle de sa vie et nous raconte ses expériences en tant que réfugié analphabète, en nous montrant les côtés tristes sans aller dans le mélodrame.

Le livre reste agréable à lire malgré les rares clichés que l’on retrouve. On y trouve aussi beaucoup d’autodérision, il se moque de sa grande taille et de son poids avec facilité, sans être lourd.

En conclusion, Velibor Colic a su me faire voyager dans le monde des migrants, dans son appartement de 2m² et dans les différents bar dans lesquels il s’est fait renvoyer. Il nous a permis de comprendre sa situation de migrant avec humour, nous a montré les choses qui pour nous semblent banales mais pour lui complètement étranges.