Des élèves de seconde C se sont prêtés au jeu de la critique littéraire. Avant de rencontrer l’auteur Velibor Colic, lundi 12 décembre, dans le cadre du prix littéraire du lycée, ils ont lu « Manuel d’Exil » et donnent leur avis,  encadrés par leur professeur de lettres, M. Gilly.

Voici l’article d’Achille Meynet-Noyau

Velibor Čolić a une bonne tête.

Bosniaque né en 1964, il n’y a pas beaucoup d’information sur sa jeunesse ou sa vie bosniaque, à part le fait qu’il ait étudié à Sarajevo et Zagreb. Le 6 Avril 1992, la guerre de Bosnie-Hérzégovine éclate, Vélibor est enrolé dans l’armée mais cherche un moyen de s’en échapper ( il dira même qu’il tirait en l’air pour éviter de tuer ou blesser quelqu’un ).

Alors commence un long périple où il va d’abord se faire emprisonner, puis il va ensuite réussir à rejoindre la France où il va atterrir à Rennes ( avec pour seul bagage linguistique les mots « Jean Paul et Sartre »). D’après son livre, il va voyager à travers la France en passant par Paris et il sera même logé 1 ans à Strasbourg dans une résidence d’écrivain.

Enfin, même après tout ça, Velibor a su garder sa bonne tête et se reconstruire une vie d’écrivain en France.

La proximité qui s’installe entre le lecteur et les aventures de ce jeune Velibor, c’est sans doute ce qui marche le mieux dans ce livre car il paraît vraiment comme un petit carnet écrit par un ami pour expliquer comment vivre dans un pays qu’on ne connaît pas après avoir durement quitté les siens en « Galère ». Les petits conseils qui y sont donnés sont drôles et rythment le livre.