Dans le cadre de l’étude de la notion «Meeting the other» en littérature anglaise, la classe de TL s’est rendue le 8 Décembre à la Vieille Charité pour y voir l’exposition consacrée à Jack London, écrivain et aventurier américain du début du XXe siècle. L’occasion de découvrir son histoire fascinante.
Motifs  de tatouages- Droits réservés- dessin réalisé par Lucile Blanc

Motifs de tatouages-
Droits réservés- dessin réalisé par Lucile Blanc

Même si l’exposition est terminée depuis le 7 janvier dernier, il reste un catalogue et la vision d’une vie effrénée consacrée à l’écriture et aux voyages au début du XXe siècle.

L’auteur de Croc Blanc ou l’Appel de la Foret  est devenu le symbole de l’écrivain aventurier.

Son voyage dans «les mers du Sud» d’avril 1907 à décembre 1908 est présenté tout au long de l’exposition.

Les salles sont organisées de façon à ce que les visiteurs suivent et découvrent ce voyage chronologiquement, selon les différents archipels traversés.

La première salle est dédiée au départ de l’aventure. C’est le moment où Jack London, sa femme, Charmian, et quelques amis, ont l’idée de partir à bord d’un bateau et de faire le tour de monde. C’est un rêve que Jack nourrit depuis son enfance, fasciné par les récits d’aventures et en particulier ceux du Capitaine Joshua Slocum en 1898. De là, il commence à entreprendre la construction de son bateau, le Snark (nommé ainsi en hommage à un poème de Lewis Caroll), par ses propres moyens.

Tout au long de l’exposition en passant par Hawaï jusqu’aux îles Salomon, on peut voir une quantité de photos prises par Jack London ainsi que des objets uniques, qui illustrent et redonnent vie à son voyage et à la magie des rencontres qu’il a effectué.

La beauté des paysages se mêle à la simplicité des gens qui l’ont accueilli et qui ont partagé leur culture.
Paysage- Droits réservés- Dessin réalisé par Lucile Blanc

Paysage- Droits réservés- Dessin réalisé par Lucile Blanc

Mais London a aussi écrit de nombreux articles, qui rendent compte de la réalité complexe à laquelle sont confrontés ces peuples. La colonisation bouleverse les relations humaines et de nombreuses maladies comme la tuberculose ou la lèpre frappent les populations. Malgré tout, l’équipage du Snark est accueilli partout avec une grande générosité.

Cette expérience de partage est une invitation à prendre du recul par rapport aux préoccupations sociales, tant à l’époque de Jack London que de nos jours.

En effet, si des personnes peuvent faire preuve d’autant d’ouverture d’esprit face à des inconnus, comment comprendre que d’autres restent attachés à la barrière de l’apparence ou de la culture? Cela s’applique aussi au mode de vie, qui chez ces peuples est très proche de la nature, conscient de la valeur des choses. Même s’ils «n’ont rien» car ils restent des gens très simples, ils en sont d’autant plus généreux. Contrairement au monde de l’apparence qui règne dans les sociétés occidentales, qui rend hypocrite ou se réduit à l’obsession de l’argent, une autre voix est possible.

S’il ne fallait retenir qu’une seule chose de cette exposition, ce serait que ce voyage de Jack London témoigne de la diversité culturelle, incitant à ouvrir son esprit à l’altérité, au voyage (ne serait-ce que métaphoriquement). Une incitation à oser l’impossible pour tendre vers ce qui anime chacun de nous dans le but de s’accomplir.

Pour prolonger cet article, vous pouvez découvrir quelques livres de Jack London au CDI:

-L’amour de la vie, recueil de nouvelles

-Le dieu rouge, recueil de nouvelles fantastiques

-Le loup des mers, roman

-Martin Eden, roman autobiographique le plus connu

-Le peuple d’en bas, reportage sur des quartiers interdits de Londres

Et d’autres textes en anglais…