Des liaisons dangereuses ont mené nos personnages à leur perte, tout comme un chagrin a mené notre jeune présidente à une mort certaine. Ce poème-dessin inspiré de la lecture du roman de Choderlos de Laclos illustre ce que son coeur lui a dicté, montre que même ayant affaire à un libertin, la seule dans son coeur elle se croyait…

Dessin réalisé par Mélanie

Et si j’avais assez mal pour deux
Si d’un malheureux désir mon coeur était  en feu,
Si de n’être plus que simple observatrice,
Le seul fait de ne rien y pouvoir faire me provoque ces caprices,
N’avez-vous jamais pensé mon cher amant,
Que de notre époque, l’amour n’a point de semblant,
Auriez-vous un jour douté de mon attachement à votre personne,
N’auriez-vous point cédé à tous les plaisirs que notre liaison vous donne,
Oh ma passion charnelle,
Oh ma condamnation éternelle,
Devrais-je reculer devant un semblable danger ?
Devrais-je fuir ce que mes sentiments m’ont depuis toujours  dictés,
Devrais-je penser que vous ne m’aviez point aimée,
Ou seriez-vous là pour détruire ces idées.
J’ai bien compris que vous craignez la douleur,
Qu’un chagrin d’amour qui causa pleures,
Serait pour vous un silencieux malheur,
Car avons-nous des hommes chagrinés qui,
Au monde entier n’ont point peur de se montrer.
Ceci est, je comprends, un bien beau sacrifice,
Mais seriez vous prêt à le faire aussi bien que votre complice.
Votre silence est en effet une très claire réponse,
Vous exprimerez une assez triste pensée,
Et si vous aviez à le dire ceci serait assez dense,
Vous m’auriez dit :Souffrez ma belle amie vous n’avez point de chance.